Culte du Cycle/des Trois Déesses

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Culte du Cycle/des Trois Déesses

Message par Viviane le Ven 25 Déc - 13:16

Le culte du Cycle, aussi appelé Culte des Trois Déesses

Introduction :
Il s'agit du plus ancien culte de Léviathan, et également, de ce fait, du plus répandu. Sous une myriade de variations, les trois déesses présentent encore leurs visages aux hommes et femmes de tout le ruban. Bien que le monde se soit divisé, et qu'une église centrale n'existe plus depuis des siècles, les déesses ont persisté sous une forme altérée, symboles d'espoir et d'ordre pour les âmes en peine.
Elles possèdent bien des noms, qui varient selon les lieux, les cités, et même les individus : dans le fond, cependant, elles incarnent toutes les trois le même principe, celui de l'existence sur le Ruban (Vie-Survie-Mort). De ce fait, on ne peut pas vraiment les détacher : elles représentent chacune un âge de l'existence, et sont toutes des facettes d'une même entité.
Le symbole du culte est un ruban de Moebius aplati en triangle.

Les adeptes du culte du Cycle croient très fermement en la réincarnation, symbolisée par le voyage de la Déesse des Cendres tout le long du Léviathan. Lorsque quelqu'un meurt, son âme est prise par la déesse, qui va en planter la graine ailleurs dans le monde. La Déesse de l'Eau arrose alors cette graine, et la vie reprend, guidée dans ses péripéties par la Déesse du Métal.

Ils croient également que le monde traverse des périodes de renouvellement éternel, et qu'il alterne entre destruction et reconstruction. Par conséquent, c'est une religion très optimiste, qui considère que l'état actuel du monde ne peut laisser place qu'à un renouveau très puissant. Cet espoir est nécessaire à la survie de bien des habitants de Léviathan.

Lieux de culte :
Il n'existe pas de grands temples séparés pour chacune des déesses : à la place, les lieux de culte importants sont partagés, gérés par une trinité de prêtres, un de chaque. Il est cependant possible qu'un temple ait beaucoup plus d'acolyte d'une déesse que des autres. Les temples peuvent prendre une grande variété de formes : cercles en plein air, simples bâtiments réutilisés, ou, dans les meilleurs cas, grands bâtiments triangulaires décorés de gravures, dont chaque pointe sert de nef au culte d'une déesse en particulier.

On trouve aussi, sur le bord des routes et dans les communautés reculées, des autels ou de petites chapelles qui ne sont dédiés qu'à une seule des Trois, mais, même là, les deux autres sont en général mentionnées dans les prières et les gravures.

Clergé :
Au vu de la fragmentation du monde, il n'existe pas de manière orthodoxe de devenir prêtre d'une des déesses. Dans les grandes villes, le clergé est organisé en petits collèges, mais dans les plaines dévastés, c'est bien plus souvent un système de mentorat qui prime, les prêtres isolés prenant un seul et unique apprenti qui leur succédera.

Entités :
La Déesse de l'Eau, aussi nommée la Petite Déesse, l'Enfant, la Précieuse, Notre Dame de la Vie : La première des déesses, et probablement la plus ancienne des trois, malgré son apparente jeunesse. On la représente en effet souvent comme une enfant d'une dizaine d'années, joueuse et souriante, synonyme de bonne santé et de joie. C'est une vieille déesse de la Nature, la seule qui demeure du monde avant son altération. Son domaine le plus important est la Vie, la Création. On dit pourtant qu'elle est, comme une enfant, facile à vexer et parfois cruelle, ce qui se traduit par la stérilité, la mort des enfants, et l'aridité.
Comme les deux autres déesses sont considérées comme adultes, la Petite est la plus difficile à satisfaire, et ses sacrifices sont les plus exigeants : il faut parfois lui sacrifier de l'eau en la répandant, pour espérer trouver une source plus abondante en retour. Elle aime aussi les choses de couleurs vives (les très rares fleurs, ou les pierres précieuses), qui la fascinent et servent de porte-bonheurs à ceux qui les portent.
Certains endroits où la vie est la plus dure ont poussé le principe de ces deux offrandes à leur paroxysme, dans le désespoir : puisqu'elle exige qu'on répande de l'eau, et puisqu'elle aime la couleur, on lui sacrifie parfois le sang d'êtres vivants, qu'on répand sur ses autels.
Les prêtres de la Déesse de l'Eau étaient autrefois des enfants, qui perdaient leur statut en passant à l'âge adulte. C'est de moins en moins vrai, avec la stérilisation progressive de la population, et la plupart des prêtres actifs de cette déesse sont à présent des adolescents ou de jeunes adultes. C'est un rôle admiré pour son importance, et les prêtres de l'Enfant sont en général traités avec beaucoup de privilèges, mais c'est également une fonction dangereuse : si la Petite Déesse se montre avare en faveurs, on considère en général que la faute en incombe à ses prêtres, qui doivent être punis.

La Déesse du Métal, la Déesse Dure, la Guerrière, Notre Dame de la Survie :
La deuxième des déesses, et la plus récente des trois. La Dure est un parfait reflet de l'environnement actuel du Léviathan. Elle incarne l'industrie, la récupération, la volonté, la débrouillardise des hommes et des femmes. On la représente comme une adulte caparaçonnée dans une armure de métal, avec, selon l'endroit où on la vénère, soit l'équipement typique des survivants du Ruban (seringues à eau et armes), soit celui des ouvriers (casque et lunettes).
Au jour le jour, la Déesse Dure représente le savoir de la survie, mais aussi les obstacles à affronter. On dit qu'elle aime les gens travailleurs et intelligents, et qu'elle récompense toujours l'effort. Pour cette raison, elle est en général la plus populaire des trois déesses : ses dons sont ancrés dans le concret. Ils prennent dans l'imaginaire la forme d'une chasse réussie, de matériel solide, d'une bataille gagnée...
On considère en général que travailler dur est déjà une offrande à la Déesse Dure, mais ceux qui veulent particulièrement s'attirer ses faveurs le font en créant des idoles de métal à son image. Les idoles doivent être aussi solides que la volonté de la Déesse, pour ne pas la déshonorer.
Les prêtres de la Déesse du Métal sont nombreux, très souvent d'anciens travailleurs, qui ont choisi de changer, volontairement ou non, de voie. Il est très fréquent que ce soit une mutilation qui ait provoqué ce changement, et le désir de rester concrètement utile à la survie malgré son handicap. Ils restent proches de leurs communautés, et ont des rôles de conseiller moral et concret, de motivation, même parfois de commandement. Au sein des groupes armés, ils ont naturellement le rôle d'aumôniers.

La Déesse des Cendres, la Dernière Déesse, la Voyageuse, Notre Dame de la Mort :
La troisième et dernière déesse de la trinité. Elle est un amalgame de vieux dieux et déesses, mais porte l'habit des cendres de l'ère actuelle. On la représente comme une vieille femme couverte d'un manteau gris, à l'expression paisible. Elle porte parfois une lanterne.
C'est la déesse de la fin et de la vieillesse, mais aussi du renouveau et une guide sur les chemins. On dit d'elle qu'on la voit au dernier moment de l'existence, et qu'elle vient recueillir les âmes des morts pour les renvoyer dans un autre corps sur le monde, en les protégeant, sous forme de graines, à l'intérieur de son manteau le temps du voyage. Elle est de ce fait toujours en mouvement sur les routes du monde, et il serait possible de la croiser incognito, et d'en recevoir des faveurs puissantes si on la traite avec respect. C'est en partie grâce à cette superstition que les rares personnes à atteindre un âge avancé continuent d'être respectées : on les voit comme de potentiels avatars pour la Dernière Déesse.
Elle n'a pas beaucoup d'adorateurs, car les gens la craignent en général, malgré sa mission importante au cycle. C'est cependant la plus compatissante des déesses, et elle offre toujours une épaule aux pleurs et au désespoir.
On ne lui fait en général pas d'offrandes, mais elle peut être priée en privé si quelqu'un cherche du réconfort, un éclaircissement, ou un chemin particulièrement dur à trouver. On considère que la mort de chaque être est une offrande retardée à cette déesse, et que par conséquent, chacun y fera toujours l'hommage qui se doit un jour.
Ses prêtres sont rares, et presque toujours les moins nombreux dans les temples communs. Ce sont en général des personnes âgées, ayant déjà longtemps vécu avant de choisir leur voie. Beaucoup d'entre eux deviennent itinérants, et vont s'occuper des communautés là où il est nécessaire de le faire. Ce sont très souvent eux qui pratiquent les derniers sacrements, voire parfois euthanasient ceux qui souffrent trop.

Viviane

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Re: Culte du Cycle/des Trois Déesses

Message par Viviane le Ven 25 Déc - 13:26

Notes :
Principe de la déesse/dieu triple ou multiple très, très fréquent dans les religions.
Sainte trinité chrétienne,
Hécate grecque,
Brigitte celtique,
Parvati hindoue,
Etc.

Je ferai une illustration des trois si j'en ai le courage !

Viviane

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